Évaluation de la vidéosurveillance à Amiens : un impact plus que limité sur les délinquances…

L’évaluation du dispositif de vidéosurveillance de voie publique à Amiens fut présentée lors du conseil municipal du 20 septembre 2012.

Voici l’intervention prononcée par ma collègue Lyacout Haïcheur, au nom du groupe des élus écologistes au conseil municipal d’Amiens :

La sécurité est un bien commun fragile comme nous l’ont rappelé les violences urbaines de cet été, qui ont réactivé au passage le débat sur les moyens consacrés à la sécurité de nos concitoyens. Le débat de ce soir est l’occasion pour nous de réaffirmer que la vidéosurveillance n’est pas l’alpha et l’oméga d’une politique efficace en matière de prévention de la délinquance.

D’ailleurs, ce débat aurait pu être organisé il y a plusieurs mois lors de la communication des conclusions de l’évaluation de la vidéosurveillance. Ce qui aurait eu pour mérite de le replacer nos débats dans un contexte plus serein. A l’heure actuelle, il est difficile d’éviter l’instrumentalisation au niveau local et national de ces questions, qui freine une prise décision rationnelle et dépassionnée.

Aussi, nous n’avons pas à rougir du travail mené ces dernières années sous l’impulsion du maire et de son adjointe pour garantir à tous les Amiénois de vivre dans une ville plus sûre.

En matière de sécurité, le rôle de la municipalité est de prévenir. Mais plus qu’une obligation de moyens, il s’agit de remplir une obligation de résultats. C’est pour répondre à cette exigence qu’il est de notre responsabilité d’évaluer en continu notre action.
C’est aussi l’avis de la Cour des Comptes qui, dans un rapport de juillet 2011, souligne le manque cruel d’évaluations des dispositifs de vidéosurveillance en France au regard des coûts faramineux pour le contribuable. « Le rapport entre le coût du dispositif [de vidéosurveillance] et les avantages qu’en tirent police nationale et polices municipales est limité ».

En matière de vidéosurveillance, un premier pas a été franchi par la municipalité sur le terrain de l’évaluation. Nous saluons l’initiative courageuse qui a été prise de mener une étude sur la vidéosurveillance de voie publique. Lire la suite

Amiens et L’îlot accueillent la ville d’Aubervilliers : échanges d’expérience autour de la réinsertion des ex-détenus

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’accueillir une délégation de la ville d’Aubervilliers autour de la réinsertion des personnes sortant de prison.

Il y a quelques semaines, le maire d’Aubervilliers me contactait pour en savoir plus sur  L’îlot, implanté à Amiens sur plusieurs sites. Jacques Salvator m’a alors fait part de la vive opposition des habitants de sa commune quant à un projet d’implantation par l’association d’un centre accueillant des ex-détenus. Comprenant les inquiétudes des futurs riverains, j’ai proposé à mon collègue d’accueillir une délégation à Amiens.

Albertivillariens, élus et techniciens de la commune ont pu échanger longuement avec les responsables de L’îlot, des policiers municipaux, des riverains du centre d’hébergement la Passerelle. Nous avons ensuite visité les ateliers d’insertion situés sur la zone d’activités de Montières. Nous avons achevé la matinée en déjeunant au restaurant d’insertion.

L’îlot est présent à Amiens depuis 1979. Aujourd’hui, l’association gère une centaine de salariés sur quatre sites : un foyer de vie et de stabilisation pour hommes (Augustins), un centre d’hébergement d’urgence (Passerelle), un centre d’hébergement et de réinsertion sociale pour familles et femmes seules (Thuillier) et des ateliers formation (Montières).

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Grands frères et médiation sociale : ça va mieux en le disant (suite & fin)

Ce matin, quelle ne fut pas ma surprise à la lecture de mon quotidien préféré me prêtant des propos par lesquels j’aurais assimilé à plusieurs reprises grands frères et caïds…  J’affirme n’avoir jamais souhaité entretenir la confusion entre caïds et grands frères en présentant le nouveau service municipal de médiation sociale.

Quand j’utilise le vocable caïd, c’est pour dénoncer les méthodes, et autres pressions, de certains sur les chantiers de rénovation urbaine, cela semble déranger ! Ce qui n’a strictement rien à voir avec mes propos sur les grands frères et l’arrivée des agents locaux de médiation sociale.

Si j’ai par contre évoqué la fin de la période des grands frères à Amiens, comme d’ailleurs partout en France, c’était bien pour convaincre de la nécessité d’une médiation professionnalisée et pleinement assumée par la ville.

La vraie question est : à qui peut bien profiter le déni systématique d’initiatives municipales veillant à garantir plus de tranquillité dans notre ville ? En tous les cas, pas aux Amiénois !

Je persiste et signe : toutes les bonnes volontés sont les bien venues pour concourir à prévenir la délinquance, résoudre les conflits par le dialogue.

Grands frères et médiation sociale : ça va mieux en le disant.

“Grands frères” et médiation sociale : ça va mieux en le disant

En indiquant “adieu les grands-frères” sur un précédent billet annonçant la création d’un service municipal de médiation sociale a choqué et heurté certains “Anciens”. J’en suis navrée et en prends acte, en enlevant cette expression du post.

Ces propos maladroits avaient vocation à interpeller sur l’absence de prévention sociale portée par la municipalité, et en aucun cas remettre en cause l’action des “grands frères”, passée ou actuelle.
Pour moi, la médiation sociale doit être reconnue à part entière. C’est d’ailleurs ce que préconise le Comité interministériel des villes, ou encore, certains candidats à l’élection présidentielle.

Toutes les bonnes volontés sont les bien venues pour concourir à prévenir la délinquance, résoudre les conflits par le dialogue.
Je le répète, je me refuse à faire tapis rouge à des “initiatives” sous la pression ou à des fins partisanes. C’est bien l’intérêt général qui doit guider notre action.

Prévention : la médiation sociale arrive (enfin) à Amiens

Bienvenue aux agents locaux de médiation sociale !

Les premiers agents locaux de médiation sociale sont en poste depuis le 2 janvier à Amiens. Rattachés au service prévention/médiation de la Direction de la sécurité, ils sont actuellement en formation et découvrent leurs futurs partenaires : services municipaux, bailleurs, Amétis…

Leurs missions : prévenir les conflits par une présence quotidienne dans la ville, les désamorcer le cas échéant par le dialogue, assurer une veille technique et orienter les publics vers les structures compétentes, sensibiliser aux règles du vivre ensemble.

Deux hommes et deux femmes ont été recrutés avec les conseils et le soutien de la ville de Creil, à l’avant-garde de la médiation sociale en France.

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En 2012, la ville d’Amiens plus que jamais mobilisée pour la sécurité

Intervention lors de la présentation du budget primitif 2012 – conseil municipal du 8 décembre 2011.

Comme partout dans notre pays, la demande de sécurité est forte à Amiens. Depuis bientôt 4 ans, la municipalité œuvre en ce sens. Nous nous sommes ainsi dotés d’une organisation administrative conséquente à la hauteur des enjeux. Viser l’efficacité en matière de sécurité, c’est avant tout miser sur l’humain. Les dépenses de personnel concentrent la quasi-totalité du budget de la délégation sécurité/prévention, qui s’élève à quelques 7 millions d’euros. Les moyens financiers et humains supplémentaires apparus depuis la réorganisation reflètent notre engagement en faveur de la gestion des risques, de prévention et de médiation. Les effectifs de la police municipale et du centre de sécurité urbaine n’ont pas connu d’augmentation notable. Deux autorisations de programme d’investissement concernent la modernisation des systèmes de prévention et le suivi des cavités souterraines.

Alors que cachent ces millions d’euros ?

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