Imposant camion d'une valeur de 700 000 euros sillonnant le pays, le stand mobile de tir de la Police nationale était de passage cette semaine à Amiens. J'ai pu assister à une séance d'entraînement de fonctionnaires de police de la Somme.

Quel que soit le grade (contrôleur, commissaire, officier, gardien, adjoint de sécurité...), chaque policier tire 30 cartouches trois fois par an. Pour la BAC (Brigade anti-criminalité), ce sont même six exercices par an qui sont imposés.
Ces exercices réguliers conjuguent mises en situation et maîtrise des gestes de sécurité.
La méthode d'entraînement, appelée drill, consiste en une répétition de gestes permettant de créer des réflexes "conditionnés", y compris en situation de stress intense. Une erreur dans le déroulement de ces gestes de sécurité est tout bonnement éliminatoire pour nombre d'examens ou de concours.
Lors de ma visite, j'ai pu apprécier le sérieux et le professionnalisme des policiers qui s'exerçaient, ainsi que l'expertise des instructeurs moniteurs de tir.
Mais si, dans la Police nationale, l'utilisation des armes est conditionnée à la parfaite maîtrise des gestes de sécurité, je sais que les communes n'ont pas les moyens humains et techniques d'assurer un tel encadrement de l'usage des armes à feu.Tout cela me conforte donc dans l'idée que c'était une erreur, dès 2000, d'autoriser le port des armes à feu par les policiers municipaux.
De la même manière, le Flash-ball et le Taser n'ont pas vocation à être utilisés par les polices municipales : il s'agit également d'armes, qui supposent également un encadrement strict qu'une commune ne saurait garantir. Soyons sérieux !








