Etant donné l'ambiance sécuritaire et la pression gouvernementale,
relayées par nos notables locaux mis à la retraite sur le retour,
résister au diktat de la vidéosurveillance était courageux.
Critiquer le Taser et vous vous retrouvez au mieux avec un
huissier devant la porte, au pire, dans un mauvais film d'espionnage.
Comble de l'ironie, les représentations de l'association et le porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire doivent comparaître sous peu devant le TGI, suite à une plainte en diffamation déposée par le PDG du distributeur de Taser France.
Placé en garde à vue, Antoine Di Zazzo semblerait bel et bien commanditaire de l'espionnage organisé de Besancenot, de sa compagne et de son petit garçon. Quelques anciens policiers, dont un commissaire en disponibilité à la LCL, auraient abondé une officine privée d'informations, comme le prouveraient des virements bancaires.
Au final, on se demande à qui profite cette sordide affaire...
La moralité des patrons des boîtes d'armement n'a jamais été prouvée. Une nouvelle occasion est offerte de jeter l'opprobe sur les fonctionnaires de police.

Commentaires
Alors là, on en reste baba ! Un ancien commissaire qui donne dans le lucratif ! Il travaillait à la LCL (une banque, je crois ... des plus recommandables, parait-il ...)
Voila une chose qui ne se serait pas produite à Amiens.
Quoique ... il n'y avait pas un ancien commissaire à la police municipale d'Amiens, il y a quelque temps ?
C'est toujours le problème avec la mémoire qui défaille.
- Est-ce cet ancien commissaire qui avait nommé un agent dans un poste de quartier exposé sud-ouest, agent aujourd'hui en délicatesse extrême avec ses subordonnés ?
- Est-ce cet ancien commissaire qui a littéralement démolit le service de police municipale et construit l'image déplorable que traîne aujourd'hui ce service ?
C'est tout le drame de la fonction publique de l'Etat : elle a tendance à refiler ses moins bons éléments à la fonction publique territoriale.
C'est un challenge supplémentaire pour Monsieur L. RESIBOIS, qui nous vient du ministère de l'Intérieur et que vous venez d'affecter à la supervision de la police municipale, que de démontrer par l'exemple que ce ressenti ne constitue pas une généralité.
Pour en revenir à votre message initial : "...l'espionnage organisé de Besancenot, de sa compagne et de son petit garçon..." ; Est-ce qu'ils ont chopé le gamin de Besancenot à jouer avec le tazer ?