Tout ou presque a été dit sur le flash-ball. Les députés Verts viennent même de déposer une proposition de loi interdisant l'utilisation du Taser et du flash-ball par la police et la gendarmerie.
S'il est plutôt sain que les responsables politiques se saisissent de l'usage des armes en France, de tragiques faits divers auront eu raison une fois encore d'un nécessaire débat serein.
A Amiens, le "flash-ball" on connaît. A ses débuts, la police municipale en a même été dotée pour les agents intervenant la nuit. Au sein de la Direction départementale de la Sécurité publique, Brigade anti-criminalité (BAC), Groupe de sécurité publique (GSP) et Section d'intervention (SI) en sont actuellement dotées.
Pour la 1ère génération, il s'agit d'une arme de 4e catégorie (comme le pistolet automatique ou le Taser),
présentées par ses VRP non létale. Selon les
professionnels, il est plus opportun de parler d'arme à "létalité atténuée".
Jugé assez positivement, puisque alternative à l'arme à feu, cette arme s'est rapidement banalisée. Les policiers qui sont dotés de Flash-ball, ont également un Sig-Sauer, pistolet semi-automatique. Pour peu qu'ils soient dotés de Taser, ils doivent en moins d'1/4 de seconde savoir quelle arme sortir...
Son usage devrait être exceptionnel, dans le strict cadre du principe de proportionnalité de la riposte. En effet, il s'agit d'une arme dite d'appui, qui permet de se désencercler, disperser des attroupements ou des violences urbaines. Beaucoup se sont émus de voir disperser des manifestations à coup de flash-ball. Les militants oublient souvent qu'une manifestation n'est pas forcément pacifique et non violente, qu'un attroupement n'est pas forcément politique.
Et les fonctionnaires de police de faire passer un trouble à l'ordre public comme une situation de maintien de l'ordre. Tel est le cas lors de certains rassemblements d'extrême gauche type black blocs, et bien évidemment, tous ceux d'extrême droite.
En somme, l'appréciation peut être différente selon les manifestants...et les ministères.
Un certain consensus existe à gauche pour dire que le flash-ball pose de gros soucis. Soit.
Bien sûr, il faut demander une enquête parlementaire sur l'utilisation du flash-ball et du Taser, leur utilisation et leur contrôle réel. Mais il faut également se battre en faveur du maintien des effectifs et des concours de police. Il faut revendiquer plus de formation continue pour les policiers, remettre des officiers, puis des femmes, dans les équipages BAC.
A l'heure où arrive un flash-ball 2e génération - qui n'est autre qu'une arme de guerre "civilisée", avec une balle de défense de 40 mm qui n'est qu'une modification de la grenade explosive de 40 mm... très efficace en combat urbain d'après les spécialistes. En gros, si ça "sent pas bon" il suffit de changer de munition... La létalité passe de réduite à totale, arme de 1ère catégorie comme toutes armes militaires- plus précise, plus "moderne", avec 50 mètres de portée et 40 mètres de précision, nombre de questions resteront une fois de plus sans réponse : quelles préconisations pour les policiers en situation difficile ? Avec quel équipement, quel armement ? Avec quels fonctionnaires de police ?
Par ailleurs, de nombreux attroupements peuvent être dispersés par lacrymo (arme de 6e catégorie). Considérés comme des armes par la législation, les chiens se trouveraient d'après certains spécialistes du maintien de l'ordre, aussi souples qu'efficaces, pour ainsi dire, plus efficaces que les "armes" plus classiques.
Troquons les flash-ball contre des malinois !

Commentaires
Bonjour, votre texte est faux car pour exemple, le LBD est une arme de 1 ére catégorie et non de 4 éme. C'est aussi une arme a létalité réduite. en revanche le flash ball est bien une arme de 4éme catégorie.
Cdlt
Merci pour votre message. J'ai donc précisé mon propos :
Le FlashBall 1ère génération, si on peut dire, est classé 4e catégorie. Le LBD est lui une arme de 1ère catégorie.