Censé être dissuasif - par son bruit notamment - l'usage d'un engin lanceur de balles de défense (LBD) est rigoureusement encadré. Pour preuve, chaque fonctionnaire qui en fait usage doit subir un éthylotest. Il existe une habilitation avec un test de 6 cartouches par an pour la BAC, contre 2 pour les autres (données amiénoises).

Pour la 1ère génération, il s'agit d'une arme de 4e catégorie (comme le pistolet automatique ou le Taser), présentées par ses VRP non létale. Selon les professionnels, il est plus opportun de parler d'arme à "létalité atténuée".

Jugé assez positivement, puisque alternative à l'arme à feu, cette arme s'est rapidement banalisée. Les policiers qui sont dotés de Flash-ball, ont également un Sig-Sauer, pistolet semi-automatique. Pour peu qu'ils soient dotés de Taser, ils doivent en moins d'1/4 de seconde savoir quelle arme sortir...

Son usage devrait être exceptionnel, dans le strict cadre du principe de proportionnalité de la riposte. En effet, il s'agit d'une arme dite d'appui, qui permet de se désencercler, disperser des attroupements ou des violences urbaines. Beaucoup se sont émus de voir disperser des manifestations à coup de flash-ball. Les militants oublient souvent qu'une manifestation n'est pas forcément pacifique et non violente, qu'un attroupement n'est pas forcément politique.

Et les fonctionnaires de police de faire passer un trouble à l'ordre public comme une situation de maintien de l'ordre. Tel est le cas lors de certains rassemblements d'extrême gauche type black blocs, et bien évidemment, tous ceux d'extrême droite.

En somme, l'appréciation peut être différente selon les manifestants...et les ministères. 

Un certain consensus existe à gauche pour dire que le flash-ball pose de gros soucis. Soit.

Bien sûr, il faut demander une enquête parlementaire sur l'utilisation du flash-ball et du Taser, leur utilisation et leur contrôle réel. Mais il faut également se battre en faveur du maintien des effectifs et des concours de police. Il faut revendiquer plus de formation continue pour les policiers, remettre des officiers, puis des femmes, dans les équipages BAC.

A l'heure où arrive un flash-ball 2e génération - qui n'est autre qu'une arme de guerre "civilisée", avec une balle de défense de 40 mm qui n'est qu'une modification de la grenade explosive de 40 mm... très efficace en combat urbain d'après les spécialistes. En gros, si ça "sent pas bon" il suffit de changer de munition... La létalité passe de réduite à totale, arme de 1ère catégorie comme toutes armes militaires- plus précise, plus "moderne", avec 50 mètres de portée et 40 mètres de précision, nombre de questions resteront une fois de plus sans réponse : quelles préconisations pour les policiers en situation difficile ? Avec quel équipement, quel armement ? Avec quels fonctionnaires de police ?

Par ailleurs, de nombreux attroupements peuvent être dispersés par lacrymo (arme de 6e catégorie). Considérés comme des armes par la législation, les chiens se trouveraient d'après certains spécialistes du maintien de l'ordre, aussi souples qu'efficaces, pour ainsi dire, plus efficaces que les  "armes" plus classiques.

Troquons les flash-ball contre des malinois !